JOANNE DORION

La vie de Joanne Dorion, 17 ans, s’est arrêtée le 30 juillet 1977. Elle a été vue pour la dernière fois par un chauffeur d’autobus près de la 9e avenue, à Fabreville, vers 00h30. Son corps en état de décomposition avancé est découvert onze jours plus tard par un garçon, dans une zone boisée près de la rivière des Mille îles.

Recherches arrêtées

Les recherches sont souvent arrêtées parce qu’il y a toujours un autre cas plus important, se fait dire la fratrie. «Ma sœur a été importante aussi», lance Colette dans un cri du cœur.

«Ce que je déplore dans tous ces cold case de femmes, c’est que les éléments de preuves trouvés sur la scène de crime pourraient être encore analysés, explique le réalisateur indépendant, qui mène son enquête en parallèle. Mais il n’y a rien qui oblige [les enquêteurs] à le faire. À moins qu’il y ait un suspect ou l’arrestation d’un individu. C’est parce que des cold case, ça coûte cher. Alors, ils attentent que les nouvelles informations viennent à eux plutôt que de mettre une équipe là-dessus.»

La famille a demandé à plusieurs reprises à la Police de Laval de revoir les éléments de preuves, mais en vain. En 1977, la scène de crime avait été piétinée par les gens du voisinage. Des photos que possède Stéphan Parent montrent un rassemblement de badauds à côté de la voiture de police. Rien n’avait été encerclé.

Rappelons que le docufiction Sept femmes veut, entre autres, sortir de l’ombre les dossiers qui concernent les assassinats de Joanne Dorion, Louise Camirand, Helen Monast, Denise Bazinet, Theresa Allore, Lison Blais et Sharron Prior, toutes des femmes âgées de 16 à 25 ans tuées de façon similaire dans les années 1970. Ces meurtres ont eu lieu à Montréal, Laval, Sherbrooke et ailleurs au Québec.

«Il nous a dit qu’il voulait investiguer sur le jeune garçon qui a trouvé le corps de notre sœur parce que son frère avait déjà été amoureux d’elle, laisse-t-elle savoir. Ça le titillait, alors il voulait aller dans cette voie. Mais je n’ai pas eu de nouvelles depuis. Il voulait me parler avant qu’on parle aux médias à la suite de la parution de l’article.»

 

Entrevue avec Colette, la soeur de Joanne Dorion

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